•  
  •  
Historique de Safran dans le Gâtinais
Le safran est implanté sur le territoir de Boynes vers le XIVéme siècle par un membre de la famille POCQUAIRE, seigneur de BOYNES, Mousseaux qui l'aurait rapporté d' Avignon.

La culture du safran se répand aux villages environnants et la renommée devient internationale.

Au XVIéme siécle, RONSARD a écrit :


Don Morin dans son "Histoire du Gâtinais" parue en 1630 écrit :

( Le terroir de Boynes abonde en safran principalement, et les habitants des environs en font grand trafic; les Allemands y font tous les ans une descente, pour acheter de cette marchandise, et il s'en vend pour plus de 300 000 livres par an. Il est autant estimé que celui qui croît sur le mont Liban.)

En 1698, un édit du roi Louis XIV officialise la culture du safran dans le Gâtinais.

Le premier mémoire sur le safran du Gâtinais date de 1766, par De La Taille Des Essarts.

Duhamel Du Monceau (1700-1782), célèbre botaniste et agronome, dans ses éléments d'agriculture (1779) donne beaucoup de détails sur la culture du safran.

Dans les années 1730, il sauve même le safran du Gâtinais, ravagé par un mystérieux champignon.


La fin du XIXéme siècle voit le déclin de la culture du safran en Gâtinais. Au XXéme siècle, elle a quasiment disparue.

Aujourd'hui :

Nous sommes producteurs et récoltants de safran dans le Gâtinais à BOYNES, commune qui jadis avait une renommée internationale.

Notre safran était considéré unanimement comme le meilleur du monde.

En 1998 l’exploitation agricole cherche à se diversifier dans de nouvelles productions.
Avec l’aide d’une équipe de passionnés, la culture du safran renait et retrouve ses lettres de noblesse.

Après plusieurs années d’efforts, sur les recommandations d’anciens safraniers, l’exploitation réussit actuellement à produire 1200g de safran sec (récolte 2009).

Depuis 12 années de production, on peut affirmer que le safran de Boynes honore son patrimoine communal.